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Historique

Écrit par Paul Court, août 2009

C’est un peu étrange de se faire demander de rédiger des notes « historiques » sur la création de l’ICTS. Après tout, nous n’avons pas encore vingt ans. Bon, je suppose que nous sommes plus vieux que nos membres les plus jeunes… Alors, voici un bref historique de la création de l’ICTS, selon un membre de Toronto qui a signé certains documents, siégé au premier conseil d’administration et publié la revue de l’ICTS au cours des premières années.

Beaucoup de gens pourraient évoquer d’autres points de vue, fournir des détails sur d’autres aspects des débuts de l’ICTS (p. ex. la création des sections, l’histoire de CallBoard - le babillard électronique, etc.) et corriger mes éventuelles erreurs. Le cas échéant, manifestez-vous auprès du bureau de l’ICTS () afin de nous permettre d’améliorer l’ébauche d’historique qui suit.

L’USITT au Canada – de 1980 à 1990

L’Institut canadien des technologies scénographiques fut créé en 1990 sous la forme d’une adhésion canadienne à l’United States Institute for Theatre Technology (USITT). Cette organisation, fondée en 1960 à New York, avait établi une présence nationale et de nombreuses sections locales partout aux États-Unis et au Canada. Après quelques premières activités – la conférence nationale de l’USITT eut lieu à Toronto en 1966 – les sections canadiennes devinrent inactives, laissant leurs membres dispersés un peu partout au pays.

En 1980, quelques membres constituèrent la section albertaine de l’USITT et tinrent en mai de cette année-là leur première conférence annuelle au Citadel Theatre. La section entreprit de gonfler ses effectifs dans les années qui suivirent, en organisant divers ateliers et réunions. Elle fut même l’hôte de la conférence annuelle de l’USITT à Calgary, en 1989.

En 1985, la section de l’Alberta, avec l’aide de l’Université de Calgary, créa un système de courrier électronique et de téléconférence destiné aux producteurs de théâtre, qui fut rapidement mis à la disposition des membres de l’USITT et des professionnels du théâtre du monde entier. C’était presque une décennie avant que le Web et les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ne généralisent l’utilisation d’Internet à l’extérieur des universités, des administrations gouvernementales et des grandes sociétés. Le babillard électronique CallBoard allait devenir le principal réseau de communications électroniques de l’USITT, faisant de la section de l’Alberta l’une des forces majeures de l’USITT. CallBoard jouera également un rôle essentiel dans la création de l’ICTS.

À la fin des années 1980, la communauté virtuelle de CallBoard – essentiellement constituée à l’époque de directeurs techniques et de directeurs de production – reliait les théâtres et les écoles de théâtre de partout au pays. Nous nous connections à des lignes Datapac à l’aide de modems de 300, 1200 ou 2400 bauds et saisissions diverses commandes de type Unix, en fixant des moniteurs monochromes de douze pouces ou des écrans Mac Classic de neuf pouces. Nous répondions aux questions techniques de nos collègues, trouvions des sources de matériel secret et entourions de soins cette première communauté en ligne.  

En 1988, un groupe déterminé de Torontois redonna vie à la moribonde section Algonquin de l’USITT. La première activité qu’elle parraina fut une visite du complexe Elgin/Winter Garden, avant son historique restauration intégrale. Le théâtre Elgin avait déjà subi une légère remise en état pour la production de Cats, qui marqua le début à Toronto de l’époque des mégaproductions musicales, alors que le sinistre Winter Garden restait inchangé. Une ambitieuse programmation fut mise sur pied, ce qui allait vite faire de la section l’une des plus actives de l’USITT. La section Algonquin imposa peu à peu sa véritable présence sur la scène théâtrale ontarienne, particulièrement à Toronto, qui était déjà la troisième ville de théâtre du monde anglo-saxon.

En Alberta, le rêve d’une organisation canadienne mûrissait depuis un certain temps. L’arrivée d’une seconde section canadienne active en Ontario contribua à le rendre possible. En 1989, Calgary fut l’hôte de la conférence annuelle de l’USITT, une première au Canada depuis l’événement beaucoup plus modeste tenu à Toronto en 1966. La conférence permit à tous de mesurer l’importante présence du théâtre en Alberta, et le dynamisme de la section. Les membres canadiens s’y réunirent et discutèrent de la formation d’un institut canadien, une idée que les membres honoraires de l’USITT appuyèrent chaleureusement.

Le changement observé dans le monde du théâtre rendit nécessaire la création d’une organisation proprement canadienne. Le théâtre canadien entrait alors dans une ère de réglementation à laquelle nous avions échappé jusque-là. Il suffit de questionner l’une ou l’autre des têtes grises de l’ICTS pour en savoir un peu plus sur l’époque où il était évident que les lois du travail, les règlements de sécurité et les codes de l’électricité ne s’appliquaient pas à nous; nous pourrions vous raconter certaines histoires qui vous donneraient à vous aussi des cheveux blancs. Cette période de vide législatif s’acheva peu à peu à la fin des années 1980, et il devint clair que nous devions jouer un rôle prépondérant dans le processus réglementaire pour éviter d’être limités par des lois et des règlements irrationnels et inapplicables.

Un événement salutaire se produisit à Toronto en 1989. Après qu’une série de vols à main armée ait été perpétrée avec de faux pistolets et qu’au moins un suspect se soit fait abattre alors qu’il brandissait une arme jouet, la Ville de Toronto présenta un règlement interdisant les répliques d’armes. Malheureusement, le texte était rédigé de telle sorte qu’il devenait presque plus facile d’utiliser une vraie arme à feu sur scène qu’une simple réplique en bois. La section Algonquin se rallia à l’industrie locale du film et du théâtre pour les sensibiliser à la menace, et fit devant le Conseil municipal une présentation qui entraîna l’exemption des répliques utilisées légalement dans les films, à la télévision et sur scène.

Malgré le succès des membres ontariens de l’USITT dans ce cas précis, on en vint au même constat qu’avaient fait les membres de l’Alberta lorsqu’ils eurent affaire aux organismes officiels : nous serions beaucoup plus efficaces dans ces circonstances si nous appartenions à une organisation canadienne.

L’autre motivation incitant à la création d’un institut canadien était la différence évidente entre les cultures théâtrales américaine et canadienne, conjuguée à celle qui existait entre les environnements politique et législatif, entre les modèles de financement et les pratiques techniques (il suffit de demander à cette équipe de théâtre américaine qui avait reçu un caisson de tournée du Canada fermé à l’aide de vis Robertson). 

Les adhérents des deux pays sont également très différents, les membres et les forces institutionnelles de l’USITT étant basés dans les nombreuses grandes facultés de théâtre des universités américaines, ouvertes aux étudiants du premier cycle et des cycles supérieurs. Aujourd’hui, environ 70 pour cent des membres de l’USITT sont titulaires d’un diplôme d’études supérieures. En revanche, on retrouve peu de programmes de théâtre de cycle supérieur au Canada, et aucun en production théâtrale. Bien que les universités et les collèges fournissent une part importante des membres canadiens, les professionnels du théâtre et autres représentants de sociétés de vente et de services surpassent facilement en nombre les universitaires, et offrent un équilibre et des centres d’intérêt très différents.

À partir de 1989, les membres du conseil d’administration des sections de l’Alberta et Algonquin, accompagnés d’autres membres intéressés, entreprirent concrètement de créer un institut canadien. Avec du recul, c’était une anomalie canadienne notable : une alliance Alberta/Ontario constituée d’un groupe établi de Calgary et Edmonton, collaborant avec une équipe de nouveaux riches de Toronto. À l’exception de quelques réunions, il y eut beaucoup de discussions sur des forums et d’échanges de courriels et de fichiers, qui circulaient sur CallBoard. Les directeurs et les cadres de l’USITT apportèrent leur aide et leur soutien. 

En mai 1990, les lettres officielles de constitution en société furent rédigées et envoyées dans tout le pays. Elles étaient signées par Normand Bouchard, Patricia Christensen et Ken Hewitt de l’Alberta, et par James Carnrite, Paul Court et Graham Frampton de Toronto. La constitution en société fut approuvée par le ministère canadien de la Consommation et des Affaires commerciales en juillet, avec prise d’effet le 1er août.

Beaucoup de détails administratifs restaient à régler à propos de l’ICTS. Nous étions tous des membres de l’USITT sur le point de remplir essentiellement le même mandat, mais nous n’estimions pas que l’institut américain représentait un modèle approprié pour le Canada. Nous décidâmes de rassembler le plus grand nombre possible de membres et de peaufiner les détails en une seule fin de semaine.

La conférence inaugurale

Au cours de la fin de semaine des 14 et 15 septembre 1990, quelque soixante-dix membres de partout au pays vinrent assister à la conférence inaugurale de l’Institut canadien des technologies scénographiques, à l’hôtel Carlton Place de Toronto. La plupart des membres avaient déjà collaboré et échangé entre eux par l’intermédiaire de CallBoard, mais ils se retrouvaient pour la première fois face à ces collègues et amis – parmi lesquels certains des signataires des documents de constitution en société. Cette situation n’est plus inhabituelle aujourd’hui mais, en 1990, elle confirma l’ICTS en tant qu’utilisateur exceptionnel des communications électroniques.

Cette première conférence donna le ton aux conférences annuelles qui allaient suivre. Il y eut une visite des « coulisses » du Skydome (aujourd’hui le Centre Rogers), une présentation des plans du nouveau Théâtre du ballet et de l’opéra (pas celui qui ouvrit finalement ses portes seize ans plus tard), et une foule immense s’était déplacée pour voir The Phantom of the Opera, qui allait fêter l’année suivante ses dix années de représentations à Toronto. Il y eut une multitude de rencontres informelles dans les bars et les restaurants, et certains membres corporatifs inaugurèrent la bonne tradition de régler la note.

La création proprement dite de l’organisation ne prit que quelques heures. Les membres furent répartis en groupes de travail chargés de définir les éléments constitutifs de l’ICTS :

Les membres

Les catégories de membres étaient similaires à celles d’aujourd’hui, à l’exception de celle des membres associés, qui fut vite supprimée. Au départ, on comptait deux catégories de membres : nationaux et internationaux. Les membres internationaux regroupaient les membres de l’ICTS et de l’USITT et furent actifs pendant la première décennie de l’ICTS.

La décision la plus importante concernant l’adhésion – qui s’écartait sensiblement de la pratique adoptée à l’USITT – fut celle voulant qu’un membre d’une section régionale devienne automatiquement membre national de l’ICTS, et qu’un membre national devienne automatiquement membre de n’importe section régionale existante, ou membre d’une section nouvellement créée. Le jumelage automatique des adhésions régionales et nationales a permis de maintenir l’organisation nationale. Il a en outre grandement facilité la création de nouvelles sections en Colombie-Britannique, au Québec et dans les Maritimes, dès lors que les adhésions nationales de ces régions se sont développées pour soutenir une section. 

Notre structure d’affiliation est basée sur le fait que les représentants du théâtre canadien travaillent souvent dans différentes parties du pays au cours de leur carrière, et que la plupart de nos membres souhaitaient appartenir à une organisation ayant une perspective nationale. Elle reflète également le rôle que l’ICTS et CallBoard ont joué pour nous donner un sentiment d’appartenance à l’industrie canadienne.

Les finances

Le Comité des finances a assemblé les éléments fondateurs d’une structure financière permettant le bon fonctionnement de la nouvelle organisation – et capable de subir une vérification annuelle. Il a notamment fallu établir les coûts des divers types d’adhésion. Tous les fonds étaient acheminés au bureau national, qui les redistribuait ensuite aux sections, en fonction de leur nombre de membres. Des fonds étaient également reversés à l’USITT pour l’adhésion internationale et pour recevoir leurs publications, postées en vrac à Calgary, puis distribuées au Canada par l’ICTS. Le bureau national avait son siège social au bureau de la section de l’Alberta, à l’Université de Calgary, qui hébergeait également CallBoard.

Les publications

On a suggéré que l’ICTS fasse ses débuts en distribuant modestement Sightlines, la revue de l’USITT, en y ajoutant quelques articles à contenu canadien. Les plus téméraires l’emportèrent et il fut décidé de créer une revue nationale, qui remplacerait du coup les bulletins des sections de l’Alberta et Algonquin. Nous étions d’avis que bon nombre des articles parus dans les bulletins de ces sections touchaient des sujets d’intérêt national. Le format du bulletin de la section Algonquin servit de modèle, et les services de son éditeur furent également retenus. La nouvelle publication portait le titre très inspiré de : « Bulletin de l’ICTS ».

Le Bulletin avait pour mandat de créer une tribune écrite à l’intention des membres de tout le pays. Les lettres, les articles et les points de vue arrivaient de partout – en passant le plus souvent par CallBoard. Les textes parvenaient en fichiers graphiques ou en images numérisés. Chaque numéro était édité et mis en page à Toronto (en format Pagemaker 3 à l’origine), puis le document était transmis au bureau de Calgary, où il était imprimé et distribué. Les premiers numéros étaient transmis à l’aide d’un modem de 1200 bauds, et le transfert pouvait prendre jusqu’à six heures – si rien ne se bloquait. Des éditeurs de l’OISTAT de partout dans le monde, réunis en 1991, écoutèrent bouche bée la description technique de notre opération complexe : la plupart d’entre eux n’utilisaient pas encore d’ordinateur pour leur mise en page. Évidemment, aucun d’entre eux n’avait le prétexte d’habiter un pays dont l’autoroute nationale est longue de 8 000 kilomètres.

Les ordinateurs, les logiciels et les modems furent peu à peu mis à niveau. De nombreuses personnes y ont contribué et les membres corporatifs nous ont soutenus avec de la publicité. Cinq ans plus tard, nous pouvions affirmer que 30 pour cent des membres avaient contribué à au moins un numéro. En 1994, le bulletin était restructuré et prenait le nom de StageWorks. Cette version finit par devenir la publication électronique que nous connaissons aujourd’hui. 

Il est intéressant de noter que, dès la première réunion du Comité des publications tenue en 1990, l’idée d’une publication entièrement électronique fut avancée. À l’époque, cela aurait impliqué que l’adhésion à l’ICTS incluait un abonnement à CallBoard (ce qui ne s’est pas produit au cours des dix-huit années suivantes). C’était impossible à l’époque car tous les membres n’avaient pas accès à un ordinateur ou à un modem (vous vous souvenez, ces engins qui émettaient des sons stridents lors de la connexion?). La question du format des fichiers posait également un problème, puisque c’était bien avant la création des formats HTML et PDF, omniprésents et indépendants des plateformes. Les discussions continuèrent à surgir au moment où les interfaces graphiques devinrent la norme et où l’accès à Internet devint pratiquement universel. En 2003, la version électronique de StageWorks était disponible en même temps que la publication imprimée, cette dernière étant finalement abandonnée en 2005.

Le premier conseil d'administration

Le conseil d’administration provisoire, constitué des deux sections, nomma les membres suivants à la direction :

  • Président :  Ken Hewitt - Université de Calgary
  • Vice-président : Ron Kresky - Stratford Shakespearean Festival
  • Trésorier : Victor Svenningson - Harbourfront Corporation
  • Secrétaire : Graham Likeness - Strand Canada

Les membres suivants du conseil furent nommés par les sections et l’USITT :

  • USITT : Normand Bouchard - Université de Calgary
  • Alberta : Al Cushing - Manitoba Theatre Centre
  • Alberta : Ab O’Neil - William F. White Ltd.
  • Algonquin : Paul Court - Pigiste, Toronto
  • Algonquin : Graham Frampton - Collège Sheridan

Tim Clinton continua de s’occuper de CallBoard et Paul Court devint éditeur du bulletin de l’ICTS.

L’ICTS et l’USITT

La création de l’ICTS fut dès le départ encouragée et favorisée par le conseil d’administration et la direction de l’USITT, et les deux organisations sœurs ont conservé des liens étroits. Le président de l’USITT, Donald Shulman, et la trésorière Christine Kaiser, ont assisté à la toute première conférence à Toronto, et des membres honoraires de l’USITT sont depuis présents à toutes les conférences de l’ICTS. Normand Bouchard, de Calgary, est membre honoraire de l’USITT depuis deux décennies, il a joué un rôle actif dans la création de l’ICTS et a été le principal contact entre les deux instituts.

Au début, tous les membres de l’ICTS recevaient la revue de l’USITT, Sightlines, et une adhésion internationale aux deux organisations a prévalu pendant quelques années. Avec le temps, l’ICTS cessa de distribuer les publications de l’USITT au Canada et interrompit l’adhésion internationale, puisqu’il était devenu plus facile pour chaque organisation de s’occuper de ses propres membres. Néanmoins, bien que les liens entre les deux organisations ne soient plus aussi évidents qu’auparavant, nombreux sont les membres de l’ICTS à trouver toujours utile de conserver une adhésion à l’USITT. La section de l’Ontario (qui est également la section Algonquin de l’USITT) a organisé en 1999 et en 2005 deux des plus importantes conférences annuelles et Stage Expos de l’USITT.

Et c’était parti

Le 1er novembre 1990, tous les membres nationaux canadiens de l’USITT et tous ceux des sections de l’Alberta et Algonquin adhéraient à l’Institut canadien des technologies scénographiques, « l’association canadienne au service des professionnels de la conception et de la production des arts de la scène ». L’ICTS s’occupa de gérer les adhésions et de distribuer les publications au Canada. Il recruta de nouveaux membres et distribua le premier numéro du bulletin de l’ICTS de ce mois de novembre. Nous avions pris notre envol.

Postface

Outre les gens mentionnés pour avoir joué un rôle précis, j’ai un peu passé sous silence certaines personnes qui ont travaillé très fort à la création de l’ICTS et au cours des premières années : j’avais tout simplement peur de ne pas les honorer suffisamment. Néanmoins, selon moi, qui suis à Toronto, il y a deux personnes de Calgary sans qui l’ICTS n’aurait jamais vu le jour aussi rapidement : Ken Hewitt, notre premier président, un visionnaire dont l’énergie fut à l’origine de sa création, et Tim Clinton, qui a développé et administré CallBoard – qui allait devenir l’épine dorsale de l’ICTS – de 1985 à juillet 2009. Parmi toutes les organisations qui nous ont apporté leur soutien, nous devons attribuer une mention toute particulière à l’Université de Calgary, qui a constitué le fondement institutionnel et logistique de CallBoard et qui a permis à l’ICTS de voir le jour.

Paul Court, août 2009

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